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Calendrier
2010, Le tourisme en Mauricie : une histoire qui voyage
Légende de la photo : L’industrie du tourisme
en Mauricie ne serait pas la même sans ces célèbres
kiosques touristiques permettant aux visiteurs d’obtenir
des informations sur les nombreux attraits de la région
ainsi que des indications sur les trajets à effectuer.
Cette photo prise en juillet 1958 illustre bien cette réalité
du voyageur. On peut même apercevoir un enfant qui attend
impatiemment ses parents à l’arrière de
cette voiture de marque Météor provenant du Michigan.
Déjà à cette époque, la Mauricie
attire des visiteurs de l’extérieur du pays. Ah,
les vacances!
Source
: Le Nouvelliste |
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Aux
origines du tourisme en Mauricie
L’origine
du tourisme en Mauricie est aussi vieille que la région
elle-même. Quand Idebon Raclos est venu reconduire ses trois
filles en 1671,il n’est resté que le temps de les
installer en Mauricie puis il est retourné en France par
le dernier vaisseau. En statistiques touristiques, il aurait été
classé, pour sa motivation, dans la catégorie des
raisons personnelles. Mais peut-être qu’il avait aussi
derrière la tête de visiter des parents et amis ou
simplement faire du tourisme d’agrément, l’histoire
ne le dit pas mais à tout le moins, sa fortune le permettait.
Il fallait être déterminé pour faire un aller-retour
France-Québec. Le voyage en mer était toute une
aventure à cette époque! Du tourisme d’aventure…
Dès
1760, quelques semaines seulement après la Conquête,
The British Magazine met en valeur un coin de la Mauricie en publiant
une estampe montrant une vue pittoresque de Trois-Rivières,
accompagnée d’un court texte qui fait état
de sa situation romantique, de la richesse des habitants, de leurs
maisons bien construites, de leurs productions et de leur pêche.
C’est peut-être la première promotion touristique.
Et en 1825, les premiers guides touristiques présentent
un attrait majeur de la Mauricie, les majestueuses chutes de Shawinigan,
déjà réputées, au moins depuis 1816,
auprès des artistes et des voyageurs. Joseph-Édouard
Turcotte y construira en 1857 un hôtel de 100 chambres avec
lequel il aurait voulu attirer les touristes américains
mais la construction est restée inachevée.
Puis
les guides américains présenteront les salines de
Saint-Léon comme un haut lieu de tourisme de santé
: l’hôtel (1849-1906) qui y fut construit comptait
154 chambres (aussi gros que l’actuel Delta de Trois-Rivières),
un pavillon, des bains, billard, quilles, tennis, croquet, etc.
Durant la saison estivale, c’était le rendez-vous
de l’élite canadienne et américaine. Ils faisaient
leurs pique-niques aux chutes de Sainte-Ursule. En 1905, sa clientèle
de 450 pensionnaires débordait dans les gîtes qu’il
fallait ouvrir dans les environs.
Reconnue
pour sa forêt, la Mauricie accueillera de nombreux chasseurs
et pêcheurs dès avant 1850. Les clubs privés
recevront des visiteurs célèbres comme les parents
de John-F. Kennedy. On raconte qu’en se rendant à
Saint-Alexis, les Américains s’arrêtaient au
bureau de poste du rang du Bout-du-Monde (1908-1952), à
Saint-Paulin, pour y faire estampiller leurs lettres du sceau
du Bout-du-Monde! Le Club Winchester, fondé en 1880 à
Saint-Élie, est l’un des premiers clubs au Québec.
Ils ont laissé leur place aux ZECS, réserves fauniques,
pourvoiries ainsi qu’au parc national du Canada de la Mauricie.
Du
côté religieux, le prodige des yeux au Sanctuaire
du Cap en 1888 marquera le lancement des pèlerinages. Du
même fondateur, le père Frédéric, un
autre site attirera les touristes religieux dès la fin
du XIXe siècle : le calvaire de Saint-Élie-de-Caxton,
réplique de la Voie douloureuse de Jérusalem. De
nombreux autobus des États-Unis ou d’ailleurs au
Canada se rendront à ces deux endroits. Au Cap, un embranchement
du chemin de fer portera le nom de Ligne du Rosaire.
Cette
effervescence touristique aux origines du tourisme en Mauricie
était souhaitée et remarquée : en 1936, Mgr
Albert Tessier rapporte que la clientèle étrangère
est importante, 24 000 autos étrangères sont dénombrées
au pont de Grand-Mère. Aujourd’hui, la Mauricie est
l’une des régions touristiques les plus fréquentées
au Québec. Elle a accueilli en 2007 plus de 1,3 million
de touristes qui ont dépensé 184 millions de dollars
dans l’économie régionale. Le quart de ces
dépenses sont faites par les touristes de l’extérieur
du Québec. Elle continue encore aujourd’hui à
être renommée pour ses attraits naturels, ses attraits
culturels, ses municipalités et son tourisme d’aventure.
Bienvenue
en Mauricie!
René
Beaudoin
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Calendrier
1634-2009, Trois-Rivières fête son histoire
Légende de la photo : La rivière Saint-Maurice a
joué un rôle prépondérant dans l’histoire de Trois-Rivières,
ville portuaire, dont le XXe siècle a été fortement marqué par
l’industrialisation. A l’image de ces bateaux, la ville continue
son voyage dans le temps vers le XXIe siècle. L’avenir de la
cité de Laviolette repose sur le Saint-Maurice, l’un des plus
beaux affluents du fleuve Saint-Laurent.
Source : Appartenance Mauricie Société d’histoire régionale |
Quand
Trois-Rivières fête toute la région est concernée
Les gens d’Appartenance Mauricie sont de toutes les commémorations
régionales. Ils se retrouvent donc au cœur des fêtes du 375e anniversaire
de Trois-Rivières, comme vous en avez la preuve entre les mains.
Mais quand Trois-Rivières fête, toute la Mauricie et tout le Centre-du-Québec
devraient se sentir concernés. L’histoire ne trompe pas et la
géographie non plus : l’occupation française a commencésur le
Platon et, à partir de là, toute une région est née, sur les deux
rives du fleuve.
C’est dans cet esprit que l’abbé Albert Tessier a voulu orienter
les fêtes du tricentenaire, en 1934. Le créateur de l’expression
Mauricie ne pouvait ignorer que la fête concernait aussi le Cap-de-la-Madeleine,
Shawinigan, Grand-Mère et La Tuque. Cette même année, 1934, l’esprit
régionale mauricien triomphait avec la première présentation de
la Classique de canots La Tuque-Trois-Rivières.
Cinquante ans plus tard, en 1984, les fêtes du 350e étaient régionales
jusque dans la formation du comité organisateur : les Paul Lacoursière,
Jacques Lessard, Andrée Groleau, Michel Jutras et autres étaient
originaires de partout en Mauricie (sauf de Trois-Rivières). Voici
venu le temps du 375e, qui nous arrive sept ans après la grande
fusion de 2002, comme pour mieux cimenter toutes les composantes
de notre nouvelle ville… Et encore une fois, toute la Mauricie
et tout le Centre-du-Québec sont conviés à venir célébrer sur
le lieu même de leurs origines. Merci à Appartenance Mauricie.
Bon anniversaire à toute notre région.
François Roy |
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Calendrier
des fêtes 2009
Légende de la photo : En 1938, un coupeur de glace
de Sainte-Anne-de-la-Pérade découvrait l’abondance de poissons
sur les fonds de la rivière Sainte-Anne. Depuis ce temps, la
pêche aux petits poissons des chenaux connait beaucoup de succès
comme en témoigne cette photo prise en décembre 1961.
Source : Le Nouvelliste |
L’histoire
de la Mauricie en fête
L’année 2009 est l’occasion pour l’ensemble de la population de
la Mauricie de fêter son histoire. La fête sera grande en 2009
et nous voulons rendre hommage à quatre municipalités fondées
en 1859 : Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès
et Saint-Justin. Nous faisons aussi un clin d’œil à des évènements
rassembleurs et significatifs pour toute la population mauricienne
tels que la Classique international de canots, mise sur pied en
1934 et la pêche aux petits poissons des chenaux de Sainte-Anne-de-la-Pérade,
qui débute en 1939. La ville de Trois-Rivières, qui souligne ses
375 ans, a fait l’objet d’une édition spéciale sous forme de calendrier
par notre société d’histoire régionale.
La fête fait partie intégrante de notre histoire. Nos ancêtres
aimaient se divertir et souvent une simple activité comme un pique-nique
ou une partie de hockey devenait prétexte à la fête. Il y avait,
bien sûr, les fêtes inscrites au calendrier. La plus courue au
xxe siècle fut sans doute la Saint-Jean-Baptiste avec sa traditionnelle
parade. La fête du Mardi gras connut aussi beaucoup de popularité
au sein de la population. Les fêtes religieuses marquaient également
le passage du temps au cours de l’année. Encore aujourd’hui, la
fête prend une place importante dans notre quotidien et nous continuons
une tradition, plus que millénaire dans l’histoire de l’humanité,
mais avec une couleur particulière et typique à la Mauricie.
Mario Lachance Président |
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Légende
de la photo : L'air sévère des deux bêtes
à cornes n'a d'égal que le regard soutenu et déterminé
du cultivateur. À l'ombre des conifères, il laboure
cette terre, de prime abord, peu accueillante. Ganté
et aidé par sa compagne, le jeune homme amorce une activité
qui se maintiendra tout au long du XXe siècle dans l'agglomération
latuquoise. Toutefois, c'est surtout l'explosion de l'exploitation
forestière qui marquera l'histoire économique
du Haut-Saint-Maurice.
Source : Société historique de La Tuque et du Haut St-Maurice |
L'AGRICULTURE EN MAURICIE :
UN TERREAU FERTILE POUR L'HISTOIRE
Deux siècles d'évolution de l'agriculture en Mauricie
En Mauricie, c’est sur la rive du fleuve que se concentrent les meilleurs des sols propres à l’agriculture. Choyé par son climat, le pourtour du lac Saint-Pierre est le coeur de ce domaine agricole, l’un des plus anciens du Québec.
Vers 1800, la population mauricienne est encore faible, moins de 20 000 habitants étalés sur la bordure du fleuve. L’occupation des terres vers l’intérieur y atteint seulement une dizaine de kilomètres, un peu plus toutefois le long du Saint-Maurice et de la Batiscan. La grande migration vers les Laurentides a à peine commencé. Mais il faut compter avec une vigoureuse natalité qui fera quadrupler la population régionale durant le siècle. De 1830 au sommet de 1911, le nombre d’agriculteurs en Mauricie passera de 3 500 à 7 000. Et la limite du domaine agraire y sera atteinte à l’aube du XXe siècle.
Le XIXe siècle marque une longue transition vers une commercialisation accrue des productions végétales et animales. En gros, l’agriculture mauricienne épouse, avec un certain décalage toutefois, les principales tendances de l’agriculture québécoise : la montée des élevages bovin et porcin, l’essor de grandes productions végétales (l’avoine, l’orge et le foin, notamment).
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, les agriculteurs mauriciens améliorent sensiblement leur outillage et leurs pratiques et veillent à agrandir leurs domaines familiaux. Dans les zones choyées, les gros ont tendance à devenir plus gros, accentuant de la sorte les contrastes avec les agriculteurs fraîchement installés sur le front pionnier. Au cours des dernières décennies, les nouvelles liaisons ferroviaires désenclavent plusieurs localités de l’arrière-pays et stimulent les échanges de la région avec l’extérieur. C’est la période qui marque notamment l’ouverture des marchés interne et étranger au beurre et au fromage, une orientation qui confirme la commercialisation accrue de l’agriculture régionale.
Au tournant du XXe siècle, l’agriculture régionale entre dans une période de transformation plus profonde. L’industrialisation en est le moteur. Après 1900, la population des villes régionales augmente rapidement. Aussi, les agriculteurs mauriciens tâchent-ils de répondre à ses besoins en augmentant leur production et en améliorant la productivité de leur travail. La hausse importante de la production de lait, du beurre et du fromage joue un rôle crucial dans cette adaptation, laquelle entraîne toutefois le déclin du nombre d’agriculteurs, lequel de 1900 à 1950 glisse de 7 000 à environ 5 500.
Néanmoins, il faut convenir qu’avec un nombre moyen de 12 bovins et de 8 porcs par exploitant, les exploitations de la Mauricie ont encore une envergure limitée vers 1950. Et le tracteur y est le plus souvent absent.
L’un des traits dominants de cette période de 1900-1950, c’est le mouvement d’organisation qui traverse tout le milieu agricole mauricien. À cet égard, la naissance en 1924 de l’Union catholique des cultivateurs inaugure une étape majeure dans le regroupement des forces du milieu agricole. Or celui-ci va de pair avec l’affirmation de l’idéal de la coopération. À côté des caisses populaires Desjardins qui se répandent dans les paroisses, les coopératives agricoles se multiplient. Ce sont des outils collectifs qui visent à assurer le développement de la localité. Mais à partir des années 1960, on assiste à leur élimination rapide. La stratégie du développement local est alors battue en brèche par les offensives du monde industriel et du mouvement coopératif centralisé, lequels misent, eux aussi, désormais sur la concentration de la production en des lieux favorisés, hors de la Mauricie.
Les années 1970 marquent le triomphe d’une agriculture technique fortement capitalisée en quête perpétuelle de gain de productivité, ce qui incite à agrandir et à rendre sans cesse plus concurrentielles les exploitations. Dorénavant, celles-ci fonctionnent comme des entreprises dans un marché de plus en plus exposé au jeu du commerce international. Celles qui ne réussissent pas à exceller sont condamnées à disparaître. D’environ 5 250 en 1951, le nombre de cultivateurs en Mauricie passe à quelque 1 450 en 1991. Et cette déprise agricole s’accompagne d’une importante réduction du domaine cultivé. Sur les anciens fronts pionniers, la forêt tenace reprend ses droits.
Normand Séguin |
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Légende
des photos : Le nombre de visiteurs total au Festival depuis
sa création se compte par millions. L'esprit western
jailli de quelques visionnaires en 1968, est là pour
rester. Ces deux photographies font simplement le pont entre
hier et aujourd'hui, sous le signe du souvenir et de la continuité
Source : Collection Michel Pothier, photographe et ATR Mauricie |
AU FIL DES ANNÉES... UNE HISTOIRE EST NÉE
LE FESTIVAL WESTERN DE SAINT-TITE, 40 ANS D'ÉMOTIONS!
Chapeau à nos collègues d'Appartenance Mauricie! Conscients de l'importance de l'histoire dans notre culture, ceux-ci font un travail exemplaire. Le calendrier sur le Festival Western de St-Tite en est un très bon exemple. Il témoigne avec élégance des 40 ans d'histoire de notre événement. Nous sommes d'ailleurs très fiers de participer à ce projet.
Au début du 20e siècle, Saint-Tite était le lieu de rendez-vous des bûcherons du nord de la Mauricie. L'industrie forestière et celle du cuir étant très lucratives permettent alors à la région de se développer. Au fil du temps, Saint-Tite a choisi de se spécialiser dans la transformation du cuir et s'est valu le titre de "Ville du cuirs au Québec". La ville devient rapidement connue par la qualité de ses produits qui sont exportés au Canada, aux États-Unis et même en Europe.
L'entreprise G.A. Boulet, spécialisée dans la confection d'articles de cuir, décide d'innover et d'axer ses fabrications au niveau des bottes western. C'est en 1967, dans le cadre d'une stratégie publicitaire, qu'un rodéo est organisé et présenté par G.A. Boulet sur le terrain de baseball de la ville. La journée fut un succès monstre, plus de 6 000 personnes assistent au rodéo malgré la pluie. On dit même que les marchands de la ville auraient manqué de nourriture durant l'événement, tellement il y avait de visiteurs. Voyant le succès de l'événement, en 1968 différents marchands locaux se rassemblent et forment l'Association des commerces, industries et affaires de Saint-Tite (A.C.I.A.) et collaborent avec G.A. Boulet dans le but que l'événement prenne de l'expansion. Le souhait des organisateurs est de rendre l'attraction permanente tout en augmentant les retombées économiques de celle-ci.
Plusieurs activités s'ajoutent au Festival et c'est en 1969 qu'on y joint la fameuse parade à traction animale qui deviendra, avec les années, le plus grand défilé entièrement à traction animale au Canada. On améliore aussi la logistique, la sécurité, les aménagements ainsi que les installations sanitaires afin de rendre l'événement toujours plus attrayant. En 1972, on construit les premières estrades d'une capacité de 8 000 sièges.
La clé du succès pour un événement de renommée mondiale tel que le Festival Western de St-Tite repose sur l'appui de partenaires locaux et nationaux, sur un bon support médiatique ainsi que sur le travail acharné de plus de 500 bénévoles. Par ailleurs, le Festival n'existerait probablement pas sans le formidable soutien de la population. Avec les années, l'accueil et la disponibilité des gens de Saint-Tite ont fait en sorte que le Festival a pu progresser et devenir la référence dans l'est du Canada, en terme d'événement à caractère country-western.
Josette Naud
Présidente de la 40e édition
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Légende
de la photo : N'est pas policier qui veut! En plus de posséder
des vertus de courage et de détermination, le policier
doit, de plus en plus, ajouter de vastes connaissances dans
bien des domaines. Il s'implique davantage dans la prévention
et devient ainsi un éducateur du public comme en fait
foi cette scène, croquée en 1957, où deux
policiers s'affairent à une traverse d'écoliers
sur la rue Notre-Dame à Trois-Rivières, en face
du Jardin de l'enfance.
Source : Le Nouvelliste |
LA SÉCURITÉ PUBLIQUE EN MAURICIE : UNE PRÉSENCE DEPUIS 1857
150
ans de protection publique
Nos
amis d'Appartenance Mauricie n'en manquent pas une! C'est ainsi
qu'ils entreprennent de souligner 150 ans de présence policière
en Mauricie. Notre premier corps de police date en effet de 1857
et ça n'est pas un hasard.
Dans
les années 1850 se met en place la Mauricie industrielle.
Le gouvernement entreprend l'aménagement de la rivière
Saint-Maurice pour faciliter le flottage du bois et les concessions
forestières prennent de la valeur. Au débouché
de la rivière, le port de Trois-Rivières va connaître
un "boum" économique. Ils arrivent de partout,
les arpenteurs, les bûcherons, les draveurs, les contremaîtres,
les journaliers, les charretiers... Des hommes souvent rudes qui
envahissent les hôtels, auberges, tavernes, maisons de chambres,
maisons de pension, maisons de jeu et maisons de plaisir.
Le
clergé, les bourgeois et le bon peuple de Trois-Rivières
demandent une meilleure protection et le conseil municipal va
leur donner raison. En 1857, avec l'incorporation de la "cité
des Trois-Rivières", les élus ont le pouvoir
de créer une force policière composée de
volontaires relevant de l'inspecteur de la ville, disponibles
sur appel et payés à l'acte. Notez que ce modeste
corps de police est l'un des premiers au Canada : la Gendarmerie
royale du Canada et la Police provinciale du Québec seront
formés plus tard, après la Confédération.
En
1877, Trois-Rivières remercie ses volontaires et se dote
d'un corps permanent, composé de quatre agents salariés,
soumis à l'autorité d'un chef. Désigné
officiellement sous le nom de "Three Rivers Police",
il aura son premier véritable quartier général
en 1883, sur la rue Champlain, près de l'hôtel de
ville.
La
première moitié du vingtième siècle
sera une période d'expansion pour la fonction policière.
De nouvelles villes viennent au monde et se dotent de corps policiers
qui vont se développer à mesure que croissent les
villes en question. Voyez l'exemple de Shawinigan : six agents
en 1920, trente et un en 1948!
Vers
1970, la Mauricie va aussi devenir un pôle de formation
pour les policiers de tout le Québec. Le Séminaire
de Nicolet abritera l'École nationale de police et le CEGEP
de Trois-Rivières offrira un cours de Techniques policières.
Dans
le domaine policier, notre région est donc un lieu de tradition
et de formation, de souvenirs et d'avenir. En cette année
2007, Appartenance Mauricie est là pour nous le rappeler.
Bon anniversaire à tous les policiers et policières!
François Roy
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Rue des Forges
- 1895
On nous dévoile ici une section de la rue des Forges, en 1895,
en direction du fleuve, près du coin de la rue Notre-Dame.
À droite, nous pouvons apercevoir les enseignes des photographes
Pinsonneault et Héroux qui ont illustré Trois-Rivières jusque
dans ses moindres recoins ainsi que la Banque d’Hochelaga,
l’édifice blanc qui s’élève au-dessus des autres.
Source (Société de conservation et d’animation du patrimoine
de Trois-Rivières) |
LE COMMERCE : UNE VOCATION HISTORIQUE
Nos
amis d'Appartenance Mauricie s'intéressent à tous
les aspects de notre histoire régionale. Ils sont conscients
de partager ce qu'on appelle un «devoir de mémoire»
et ils s'en acquittent très bien. Pour 2006, une thématique
s'imposait d'emblée : le commerce. Il s'agit là
d'une vocation historique de la Mauricie. À ce sujet,
l'année 2006 nous donne justement l'occasion d'une importante
commémoration d'envergure régionale : les
125 ans de notre première Chambre de commerce.
Revenons en 1881. Les barons du Saint-Maurice mettent sur pied
une Chambre de commerce appelée à traverser les
siècles. Les barons en question, ce sont d'abord les
Baptist, un clan familial tricoté serré qui exploite
les ressources de la grande forêt mauricienne. Que veulent
les Baptist et les autres membres fondateurs de cette première
Chambre de commerce ? Ils souhaitent ouvrir la Mauricie sur
les marchés extérieurs, grâce au développement
des transports maritime et ferroviaire. Ils aiment quand ça
bouge, parce que le «crédo» de la Chambre
, c'est le mouvement ! Mouvement des marchandises, des
capitaux, des individus et des idées…
Une première Chambre voit donc le jour en 1881, à
Trois-Rivières. Elle est surtout industrielle et anglophone,
mais elle deviendra de plus en plus commerciale et francophone.
En 1926, Shawinigan et Cap-de-la-Madeleine auront aussi un tel
regroupement de gens d'affaires. Au tournant des années
2000, toutes ces Chambres de commerce vont vivre à l'heure
des grandes fusions, mais l'esprit des pionniers restera vivant.
Aujourd'hui comme hier, nos Chambres de commerce gardent comme
objectif de faire bouger la région.
Le 125 e de la Chambre trifluvienne nous donne donc l'occasion
de faire le point sur l'ensemble de notre histoire économique,
qui commence par l'ouverture d'un poste de traite à l'embouchure
de la rivière Saint-Maurice, en 1634. Oui, Trois-Rivières
a été fondé dans un but commercial ! Par
la suite, le commerce trifluvien va devenir un commerce mauricien
et il va suivre les avatars du développement industriel.
Ce sera : d'abord l'aventure du fer, aux Forges du Saint-Maurice,
mais aussi dans une demi-douzaine d'établissements du
genre. Et puis ce sera l'exploitation forestière, les
chantiers et la drave. Enfin viendra l'âge des centrales
et des cheminées, l'époque de l'électricité,
de la pulpe, du papier, du textile, de l'aluminium, de l'électrochimie
etc. En parallèle, le petit commerce va lui aussi évoluer
vers les magasins à rayons, les centres commerciaux et
les «power centres».
Voilà justement ce que nous propose ce calendrier 2006 :
un voyage à travers 125 ans de vie économique
et un hommage à nos Chambres de commerce. Quant à
nos amis d'Appartenance-Mauricie, ils viennent encore de faire
la preuve qu'ils prennent très au sérieux leur
«devoir de mémoire».
Bonne Année 2006 !
François Roy,
Membre du comité organisateur du 125 ième anniversaire
de la Chambre de commerce et d'industrie de Trois-Rivières
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Légende
de la photo : Au milieu du XIX e siècle, Joseph-Édouard
Turcotte, député et maire de Trois-Rivières,
cède à la ville le chemin devant sa résidence,
afin qu'elle y aménage une promenade de bois surplombant
le fleuve. C'est le début d'une histoire d'amour entre
les Trifluviens et cet espace urbain aujourd'hui appelé
Parc portuaire.
Source : Normand Séguin |
Le monde forestier; une fenêtre sur la société mauricienne de la seconde moitié du XIXe siècle
L’exploitation
de la forêt est l’un des faits majeurs de l’histoire de la Mauricie
au XIXe siècle. Avant même que ne s’enclenche l’industrialisation
massive au début du siècle suivant, elle aura profondément
marqué la société régionale, par son apport
économique et son fonctionnement qui largement prend appui auprès
de l’ensemble des milieux locaux.
Durant
le deuxième quart du siècle, l’abattage connaît une première
poussée le long de la rivière du Loup et de la Batiscan.
Puis au milieu du siècle, les premiers aménagements du
Saint-Maurice pour le flottage du bois permettent de monter à l’assaut
de tout le bassin hydrographique de l’arrière-pays. Dès
lors, les activités forestières peuvent s’imposer comme
moteur de l’économie de la région et facteur d’intégration
de son territoire.
Par
centaines, la mise en valeur de la forêt mobilise les travailleurs.
L’abattage, une opération hivernale, engendre un vaste phénomène
de migrations temporaires vers les chantiers. Y participent, pour la
plupart, des paysans qui profitent du creux de l’activité agricole
pour s’assurer un revenu d’appoint comme bûcheron. Ils reprendront
au printemps leur travail de la terre. Lorsqu'à l’approche du printemps
l’abattage fait relâche, des brigades de draveurs prennent la relève
pour réguler le flottage des billots vers le fleuve. Ces draveurs
qui oeuvrent en période de réchauffement de la température
sont pour la plupart des ruraux qui ont décroché de l’agriculture.
La
récolte des bois alimente une activité de sciage disséminée
sur tout le territoire habité. Des centaines de personnes s’y
emploient dans des dizaines d’établissements. Un petit nombre
de grosses scieries en mobilisent plus d’une centaine chacune alors
que la majorité en compte moins de 5. Le gros du bois scié
est voué à l’exportation sur des navires chargés à Trois-Rivières,
principalement. Le sciage est la pièce maîtresse de l’armature
économique de la petite ville et de plusieurs villages. D’autres
usages contribuent à faire du bois une base économique de premier
plan dans la région : la construction ; le chauffage domestique
et la fabrication de charbon pour les forges ; le tannage ; la production
de meubles, d’articles et d’outils.
Cette
économie du bois tire éminemment parti du réseau
de transport terrestre et aquatique qu’elle enrichit de nombreux aménagements.
Et l’histoire des migrations des travailleurs forestiers est rythmée
par la mise en place des infrastructures de transport vers l’intérieur
: les routes et le chemin de fer jusqu’aux Piles, puis le bateau à vapeur
vers La Tuque, la barque et le canot plus haut, et encore les sentiers
forestiers pour arriver aux campements.
Le
revenu gagné en forêt est un apport précieux en
milieu de la colonisation. Ce sont en effet les nouvelles paroisses
qui fournissent le plus gros contingent de travailleurs saisonniers.
Bûcher est un travail éprouvant, exécuté
de surcroît dans des conditions de grande misère ; on s’y prête
par nécessité et l’on s’en détourne dès
qu’on le peut. Aussi les hommes de plus de cinquante ans sont-ils rares
dans les chantiers. La majorité des bûcherons est constituée
de pères de familles. Moins nombreux certes, les jeunes célibataires
forment néanmoins un groupe bien représenté. Comme
les autres ruraux, un très grand nombre des travailleurs forestiers
sont illettrés.
Pour
les jeunes recrues, l’initiation au travail forestier est vécue
comme un rite de passage au statut d’homme. Épreuve d’adresse, de résistance
et de puissance, la vie en forêt a concocté une symbolique
de la masculinité qui exalte le courage, l’acharnement et la
camaraderie. Des vertus que de nos jours encore les courses de canots
sur le Saint-Maurice célèbrent dans une atmosphère
de fête.
Les
montées et les retours de chantiers sont des moments d’émotion.
Car il est difficile de s’arracher aux siens pour aller vivre en forêt
des mois durant dans un complet dénuement, sans même les
secours de la religion. Au printemps, plusieurs en reviendront ahuris
à force de privation et de fatigue. Certains trouveront au cours
de leurs longues migrations ponctuées de relais un vain réconfort
dans l’alcool.
Dans
ce monde d’hommes exposés à une si dure réalité,
on prend l’habitude d’exprimer sa frustration et sa colère en
sacrant. Un comportement qui fut d’abord une forme de résistance
à un encadrement religieux devenu très insistant dans
les paroisses depuis le milieu du siècle.
Le
bûcheron, c’est aussi la figure de l’époux et du père
absent. En l’absence de l’homme, la femme s’occupe de la maisonnée
et veille aux animaux, ce qu’elle sait bien faire. Elle pourra d’ailleurs
au besoin compter sur la parenté et le voisinage pour l’aider,
car la paroisse est un lieu de solidarité. Un lieu où le curé
exerce son ascendant, veillant au bon ordre et apportant aux familles
réconfort et soutien moral. Pour le gardien des âmes, la mère
de famille est ce lien privilégié par lequel la religion
s’inscrit dans le corps social.
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Légende de
la photo: Cette belle Trifluvienne s'offre un moment de
repos en admirant le magnifique paysage des îles du
delta de la rivière Saint-Maurice au début du
XXe siècle.
Source : Collection Conrad Godin |
Histoire
des femmes en Mauricie
L’histoire
des femmes se confond habituellement avec celle des plus humbles, qui
laissent peu de traces de l’histoire. Peu de femmes ont accédé
à la notoriété publique au cours des dernières
décennies. À côté de ces quelques figures
féminines dont l’action a influencé le développement
de notre région, il y a toutes ces femmes, nombreuses, qui ont
apporté leur petite pierre pour construire le chemin de notre
destinée. Elles ont œuvré dans toutes sortes de métiers,
elles ont donné leur temps et leur vie pour des causes sociales,
elles ont voulu une meilleure qualité de vie pour leur famille
et leur voisinage.
Les
Amérindiennes, d’abord, ont largement contribué à
humaniser la Mauricie depuis environ huit mille ans. Vivant souvent
dans des conditions extrêmes, elles ont transmis à leurs
enfants les savoir-faire et les connaissances qui ont assuré
leur survie. Les premières Européennes à s’installer
à l’embouchure de la rivière Saint-Maurice ont vécu
dans des conditions tout aussi difficiles. À partir de la seconde
moitié du XIXe siècle, la vie est devenue plus douce dans
les vieilles paroisses du bord du fleuve. Cependant, des femmes héroïques
ont recommencé la lutte pour la survie sur le front pionnier,
à mesure que progressait l’exploitation de la forêt. Elles
ont dû se débrouiller avec très peu de commodités
et ont besogné aux durs travaux de la ferme. Pendant de longs
mois, elles assumaient seules la responsabilité de la maisonnée,
le temps que les hommes gagnent quelques dollars à la coupe des
arbres et à la drave.
Au
début du XXe siècle, d’autres avenues se sont ouvertes
pour les femmes. Nous avons vu des femmes de la Mauricie dans les hôpitaux
et les écoles. Elles étaient aussi téléphonistes
et serveuses, notamment. Comme ailleurs au Québec, plusieurs
femmes ont occupé des emplois qui ne s’éloignaient pas
de l’image traditionnelle que l’on avait d’elles. Pourtant, elles ont
répondu à l’appel de l’industrie de la guerre lorsque
la main-d’œuvre est devenue rare. En fait, les femmes ont toujours été
nombreuses à faire tourner les machines, particulièrement
dans les usines de textile. Les ouvrières, se hâtant d’entrer
à l’usine à l’aube pour en ressortir après le coucher
du soleil, étaient bien plus nombreuses que les institutrices
des écoles de rang. Si Madame Émilie Bordeleau a connu
une telle popularité, c’est parce qu’elle était l’exemple
parfait, presque mythique, de la femme forte de notre passé.
Elle était capable de traverser les épreuves de la vie
et affronter, seule, les forces hostiles de la nature.
Bien
sûr, certaines femmes, issues des grandes familles bourgeoises
de la région, ont laissé leur marque en politique, dans
le domaine des affaires ou dans le champ artistique. Ces femmes ont
ouvert des voies peu traditionnelles. Elles ont dû faire preuve
de ténacité et de détermination, souvent en sacrifiant
leur désir d’enfants. Pour la majorité des femmes cependant,
depuis le début du siècle jusque dans la décennie
soixante-dix, le travail à l’extérieur du foyer devait
cesser dès qu’elles se mariaient. Au lendemain de leurs noces,
elles se consacraient à leur époux et à la vie
domestique, en attendant les enfants qui ne manquaient pas d’arriver.
Leur implication sociale suivait d’autres sentiers que celui du travail
rémunéré. Elles préparaient les enfants
à l’école et à la vie. Certaines d’entre elles
ont participé à la mise sur pied d’entreprises familiales
en assumant toutes sortes de tâches, dont la gestion administrative.
Elles s’occupaient aussi des organisations communautaires comme l’Aféas,
les Filles d’Isabelle et les Cercles de fermières.
On
a dit du travail des femmes qu’il était invisible. Elles ont
investi les lieux privés, elles se sont occupées de tout
ce qui paraît accessoire pour notre société moderne
axée sur le travail, la productivité et la compétitivité.
Elles ont organisé la vie quotidienne, harmonisé les relations
familiales et de voisinage ainsi que suscité l’entraide au sein
de notre région. Le présent calendrier historique veut
honorer la mémoire de ces femmes qui ont tissé patiemment
les liens qui soutiennent encore aujourd’hui notre communauté.
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Légende de
la photo: Ces hommes à Champlain travaillent fort
pour récolter l'eau d'érable avec tout l'équipement
nécessaire, en occurrence un cheval, un boghei, un traineau
... et beaucoup de bras.
Source : Société d'histoire
de Champlain
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Légende de la photo: En 1848, soit un an après l'érection
canonique de la paroisse de Saint-Paulin, débute la construction
de la première chapelle. Elle est par la suite démolie,
en 1887, pour faire place à l'église paroissiale
actuelle.
Source : Soeurs de l'Assomption de Nicolet
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Légende de la photo: le premier service de transport en
commun par voie routière entre Cap-de-la-Madeleine et
Trois-Rivières est opéré dès 1912-1913,
par deux Madelinois, Majorique Arcand (derrière le véhicule)
et Édouard Loranger (le conducteur). Nous les voyons
prendre des passagers qui semblent apprécier ce nouveau
moyen de transport leur permettant, entre autres, d'assister
à la messe au Sanctuaire.
Source : Paul saulnier de Cap-de-la-Madeleine
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Légende de la photo: Un groupe d'écoliers de Saint-Maurice
s'apprêtant à monter dans l'autobus scolaire des
classes en septembre 1955.
Source : Le nouvelliste
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Légende de la photo: Cette toile, réalisé par
Mary MicilentChaplin en 1842, vient nous rapeller l'utilisation
de la rivière Saint-Maurice par nos ancêtres pour
des fins de loisirs.
Source : Archives nationales du Canada
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Légende de la photo: Cette toile représente une vue
saisissante des cinq centrales hydroélectriques érigées
aux abords des chutes de shawinigan. Trois centrales furent
construites par Shawinigan water and Power et deu autres par
Northern Aluminimum Company (NAC), ancêtre d'Alcan. Il
existe peu d'endroits en Amérique où l'on construit
autant de centrales à proximité d'une même
chute. Aujoud'hui, seules les centrales Shawinigan-2 érigée
en 1911 et shawinigan-3, construite en 1946, sont encore en
fonction.
Auteur de la peinture: Leslie Smith
Source : Collection Hydro-Québec, région
Mauricie
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Légende de la photo: Henry
Julien, La chasse-galerie, 1906
Source:
Musée du Québec.
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Légende de la photo: Cette
magnifique aquarelle, réalisée en 1837 par Philip
John Bainbrigge, illustre le portage de la rivière cachée
de Mont-Carmel, à la rencontre de la rivière Saint-Mauricie,
face à St-Étienne-des-Grès. À cette
époque, le Saint-Maurice est la voie d'accès de
la mauricie. sur son cours, d'imposantes chutes obligent les
voyageurs à effectuer de pénibles portages.
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